UN PEU DE POESIE NE FAIT JAMAIS DE MAL ...

UN PEU DE POESIE NE FAIT JAMAIS DE MAL ...
Geroooo gerooooo !!!



Amis de la poésie, bonjour !

L'envie de vomir peut survenir pour de multiples raisons : une consommation immodérée d'alcool ou de gencives de porc à la mayonnaise, une promenade en bateau qui met à mal votre estomac délicat, l'écoute inopinée d'un CD de Miley Cyrus, la simple vue d'un film avec Zac Efron ou Robert Pattinson sur grand écran...Pire encore : la surprise de découvrir, à l'insu de votre plein gré, votre grand-mère à oilpé sous la douche ! ( à moins que votre grand-mère soit une bombasse mais bon...avec ses nichons qui tombent sur ses genoux et son vieux cul ridé, j'en doute XD ).





Vomir est donc un acte qui fait partie intégrante de notre quotidien et malgré tout, on n'en parle pas assez ! Il fallait donc remédier à cela et c'est chose faite avec cet article. N'en déplaise aux âmes sensibles ! ( qui éviteront absolument de cliquer sur les liens proposés , merci XD ).

---------------------------------------------------

Au Japon, Gero gero imite le bruit que l'on fait quand on vomit. Ce son de jaillissement liquide désigne également des spectacles érotiques, les gero gero shows, dans lesquels des demoiselles peu vêtues participent à des exhibitions, voir à des concours de vomi !

En effet, le spectacle d'une fille en train de vomir est assez érotique au Japon pour que certains sex-shops consacrent un rayon « gero-vidéo » à ce genre si particulier ! XD

Et le marché est florissant comme en témoigne la grande diversité de la production : des films avec des filles qui ingurgitent des cocktails improbables ( pour obtenir, au final, les plus belles couleurs possibles ), des filles qui se vomissent l'une sur l'autre ou qui avalent réciproquement leur vomi ( miam miam ! XD ), etc...

La société japonaise étant très contraignante, de tels spectacles ( même s'ils sont répugnants ) apparaissent comme de véritables défouloirs pour certains. Il n'y a rien de plus jouissif, pour une personne obligée d'adopter continuellement une « attitude irréprochable », de voir d'autres personnes capables d'une perte totale de contrôle de soi.

Ce désir de complète liberté se transforme en véritable fantasme et voir de « belles et innocentes jeunes filles » s'adonner aux pratiques les plus immondes ( comme avaler leur propre merde pour se faire vomir ) finit par devenir excitant. Tout ceci reste bien évidemment marginal....sachez néanmoins que ça existe ! XD

Ceci étant dit, afin d'illustrer cet article et comprendre un peu mieux le sujet, voici quelques vidéos
pour les visiteurs majeurs qui ont le c½ur bien accroché :



---------------------------------------------------

QUESTIONS :

1 ) Votre sentiment sur tout ça ? XD

2 ) Voir des gens vomir : ça vous donne la gerbe ou ça vous excite ? XD

3 ) Avez-vous déjà été traumatisé par la vision de votre grand-mère à poil ? XD
# Posté le mercredi 08 avril 2009 09:02
Modifié le dimanche 12 avril 2009 06:07

PRENDRE LE TRAIN AU JAPON

PRENDRE LE TRAIN AU JAPON
Y'a pas à dire : avec les transports en commun nippons, on a vraiment une belle vue ! XD



Le train est le moyen le plus pratique et le plus économique pour voyager à l'intérieur du Japon, qui possède l'un des réseaux ferroviaires les plus développés au monde.











1 ) Historique des trains au Japon :

1872 : Inauguration de la première ligne de chemin de fer, entre Tokyo et Yokohama ( 28 km )

1881 : Ouverture de la ligne Tokyo-Aomori, au nord.

1900 : 6000 kilomètres de voies relient les principales villes des quatre îles de l'archipel.

1906 : Nationalisation de la plupart des grandes lignes, pour harmoniser les réseaux.

1964 : A l'occasion des jeux olympiques de Tokyo, mise en service du Shinkansen reliant Tokyo à Osaka ( 210 km/h )

1970 : Le Parlement vote l'extension du réseau Shinkansen à tout le pays.

1997 : Le Maglev ( train expérimental à sustentation magnétique ) atteint 500 km/h.

2007 : La série N700 du Shinkansen circule à la vitesse moyenne de 300 km/h.

2 ) Prendre le train au Japon :

Outre le réseau de trains de la Japan Railways (qui comprend six compagnies ferroviaires qui couvrent la totalité du pays), il existe un grand nombre de lignes privées.

Selon que vous êtes pressés ou non, vous pouvez choisir différents types de trains : le shinkansen (train à grande vitesse), le tokkyu (super-express), le kaisoku (rapide), le kyoku (express) et le futsu (train local).

Les billets s'achètent à des distributeurs automatiques ou a des guichets à bande verte ( midori-no-madoguchi ) situés à côté de ces derniers. En cas de doute, adressez vous à un employé du réseau qui renseigne souvent les voyageurs en anglais.

A noter qu'il existe le Japan Rail Pass , un forfait d'un excellent rapport qualité-prix, réservé aux étrangers désireux d'effectuer des trajets illimités sur les lignes du réseau Japan Railways. Il doit être acheté avant votre voyage, dans le pays de départ. Tarif pour un forfait de 7 jours : environ 180 euros, 14 jours : 275 euros.

Vocabulaire de base : densha ( train ), eki ( gare), kippu ( billet ), ofuku ( aller-retour ), katamichi ( aller simple ) homu ( quai ) , hatsu ( qui part de ) , chaku ( qui arrive à ).


3 ) Le Shinkansen :

Le Shinkansen a vu le jour en 1964 pour les jeux olympiques de Tokyo. Il existe trois modèles de Shinkansen : le Kodama ( vitesse moyenne : 275 km/h ) , le Hiraki ( vitesse moyenne : 300 km/h ) et le Nozomi ( vitesse moyenne : 300 km/h mais il s'arrête moins souvent que le Hiraki ).

Outre l'intensité de son trafic, le Shinkansen se distingue par :

- un confort et un service à bord de très haut niveau ( beaucoup plus d'espace que dans un TGV , tous les voyageurs circulant dans le sens de la marche, personnel de la Japan Railways qui s'inclinent devant vous quand vous montez ou descendez du train , etc...)

- une grande ponctualité : les Shinkansen parcourent des voies qui leur sont réservées et ils n'ont pas à subir les aléas du trafic d'une ligne classique ( passages à niveau, accidents avec d'autres trains , etc..)

- une sécurité optimale ( en 40 ans de fonctionnement, il n'y a eu qu'un seul déraillement de train pour cause de....séisme ! )

4 ) Informations diverses et variées :

Au Japon, malgré le succès de la voiture chez les jeunes, le train attire encore 30 % de voyageurs, contre 8 % en France.

Le 14 octobre est le Jour du chemin de fer ( tetsudô no hi ) au Japon.

Disponible sur la Wii nippone : un simulateur de conduite de shinkansen, baptisé « Densha de Go ! Shinkansen Ex » qui peut être utilisé avec un boîtier spécial reprenant les principaux instruments présents dans le poste de conduite des trains à grande vitesse japonais.

Un ekiben est panier repas vendu dans une gare ou à bord d'un train. Apparu en 1889, l'ekiben est, au Japon, indissociable de toute équipée ferroviaire digne de ce nom. Il existe même, de nos jours, des guides qui répertorient les meilleures spécialités proposées sur chaque ligne de trains !

Il existe,depuis 2002, des wagons exclusivement réservés aux femmes ( aux heures de pointes et sur certaines lignes ) pour lutter contre les « mauvaises manières des hommes » ( en gros, pour éviter qu'un gros porc vous foute la main au cul ou vous pelote les miches XD ). On les appelle les josei senyo sharyo.


--------------------------------------------------------------------------------------------

QUESTIONS


1 ) Qu'est-ce que vous aimez et qu'est-ce que vous détestez quand vous prenez le train ?

2 ) Aimeriez-vous visiter le Japon en train ?

3 ) Vous a-t-on déjà mis la main au cul dans un train ? Si oui, quelle fut votre réaction ? XD


# Posté le mercredi 25 mars 2009 04:58
Modifié le jeudi 26 mars 2009 07:23

DETROIT METAL CITY ( DMC )

DETROIT METAL CITY ( DMC )
« Hier, j'ai violé ma mère ! Et demain j'vais saigner mon père ! J'suis un terroriste de l'enfer ! » ( Krauser )

Manga de Kiminori Wakasugi
Genre : Seinen comico-musical
Paru au Japon en 2005
Nombre de volumes sortis en France : 3
( série en cours )

HISTOIRE :

Sôichi Negishi est un jeune garçon qui affectionne les ambiances délicates : passionné de pop suédoise, il compose à la guitare sèche des mélodies sirupeuses, à base de ciel bleu, de petits oiseaux et de fleurs.

Pourtant, comble du paradoxe, il est le chanteur-guitariste de DMC, un groupe de death métal provocateur et trash !

Rendu méconnaissable par un maquillage outrancier et épaulé par deux membres de son groupe, il écume la scène musicale indépendante tokyoïte ( sous le pseudonyme de « Johannes Krauser II » ) en vociférant des imprécations démoniaques sur fond de guitares électriques tapageuses.

Malheureusement pour lui, la jeune fille dont il est secrètement amoureux, et qu'il tente de conquérir, déteste le death métal !


Tiraillé entre sa délicatesse naturelle et son rôle « d'empereur des ténèbres » de la musique, Sôichi va devoir gérer aussi habilement que possible sa double vie pour avoir une chance de séduire l'élue de son c½ur....Mais c'est loin d'être gagné !

CRITIQUE :

A travers un scénario délirant et des personnages hauts en couleur, DMC est un manga à l'humour dévastateur !

Qu'on soit fan de métal ou non, on ne peut qu'apprécier cette ½uvre unique qui a déjà fait un véritable carton au Japon ( où le manga a déjà été décliné en une série d'OAV, en un film live et où les CD de DMC se sont écoulés comme des petits pains ).

Le dessin est certes un peu faiblard mais les dialogues sont savoureux et jouissifs. La vulgarité provocante de DMC a été parfaitement retranscrite dans la traduction française. C'est trash mais on adore ça ! XD

Bref, Shinjimae n'a qu'un conseil à vous donner : LISEZ-LE !!! ( et vive DMC !!! )

EXTRAITS :

Voici un extrait d'une composition de Sôichi :

Tes lèvres ont le goût de framboise.
J'ai eu ton message sur mon répondeur, allons à la mer !
Avec nos polos à rayures assortis, on va bien s'amuser !
Tu me laisses t'embrasser...et tes lèvres ont le goût de la framboise.
C'est à cause du gâteau que j'ai mangé à midi.

Voici un extrait de L'Hymne à la truie, de Krauser :

Viole toutes les femmes !
Ce sont toutes des ****** !
Elles ne méritent que la ******* !
Ces ***** sont mes esclaves,
Je les prends par tous les *****, Moi, le Grand Satan !

Aux chiottes les vioques,
Tous les grabataires en enfer !
Et les chiards on en fera du lard !
Ouaiiiis ! C'est la loi de Sataaan !!!


QUESTIONS :

1 ) Êtes-vous fan de DMC ?

2 ) Êtes-vous fan de métal ? Si oui, quel genre en particulier ?

3 ) Aimez-vous les chansons dans le style de « L'Hymne à la truie » ? XD

----------------------------------------------------------------------------------------------------

ANNONCE :

Si tu es une jolie jeune fille, que tu es fan de Korpiklaani et de lait fraise, sache que tu intéresses le grand Shinjimae. Contacte le au plus vite ! XD

----------------------------------------------------------------------------------------------------

UN PEU DE MUSIQUE AVANT DE SE QUITTER :













Euh....c'est quoi votre trip parmi toutes ces chansons ? XD
# Posté le samedi 28 février 2009 05:49
Modifié le mardi 03 mars 2009 05:47

IL ETAIT UNE FOIS . . .

IL ETAIT UNE FOIS . . .
Derrière la réussite d'un homme
Se cache souvent une femme.


Proverbe japonais.



Pour illustrer ce proverbe japonais, voici un extrait des
« Contes des sages du Japon » de Pascal Fauliot ( Seuil )



















La leçon de la femme samouraï



Dans la ville de Sendai, sous le gouvernement du shogun Tokugawa Iemitsu, vivait un jeune samouraï du nom d'Ei Ayato. Il était le descendant d'une lignée de maîtres de sabre dont l'école était réputée depuis dix générations.

Il avait eu l'honneur de se marier à la noble Osada, apparentée à la maison Tokugawa, une perle rare dont la beauté, le charme et l'esprit étaient vantés dans tout l'archipel du Soleil-Levant.

Mais en plus d'être, en digne épouse de haut lignage, versée dans les arts de la poésie et de la musique, elle était, chose rare à l'époque pour une femme, virtuose dans le maniement du katana.

Comme elle avait une attirance et des prédispositions exceptionnelles pour les arts martiaux, son père l'avait en effet autorisée à s'entraîner avec ses frères. Elle avait aussi eu la chance d'étudier avec de célèbres instructeurs, dont le fameux Yagyu Munemori, maître d'armes du shogun en personne. Elle connaissait ainsi les techniques de plusieurs écoles et les exécutait à la perfection.

Son mari, malgré son haut niveau de pratique, s'était rendu compte à ses dépens de sa redoutable efficacité car il n'avait pu la vaincre qu'à grand-peine chaque fois qu'il s'était amusé à jouter avec elle.

Ayato et sa femme sublime s'étaient aimés passionnément les premières années de leur mariage et aucun nuage n'était venu assombrir leur union. Mais était-il écrasé par la perfection de son exceptionnelle épouse ou avait-il rechuté dans quelques travers contractés dans sa jeunesse ? Toujours est-il que l'héritier de l'école de sabre Ei se mit à délaisser les salles d'entraînement pour fréquenter assidûment les maisons de thé du monde flottant, s'adonner au jeu et à la boisson, se complaire dans la compagnie des libertins et des courtisanes.

Les revenus du ménage s'en ressentirent, les dettes s'accumulèrent, mais pire encore, la conduite du samouraï débauché ternissait le blason familial et éclaboussait également la maison shogunale. Quelques remontrances furent émises par les deux familles et, si Ayato se corrigea un temps, ses compagnons de débauche, sa passion du jeu, et peut-être son penchant pour les courtisanes l'entraînèrent de nouveau vers les quartiers « des saules et des fleurs ».

Sa replongée dans le courant du monde flottant fut plus vertigineuse encore. Un véritable naufrage. Les créanciers ne tardèrent pas à faire la queue devant sa porte. Sa femme vendit ses kimonos de cérémonie, ses obis d'or et de brocart, ses bijoux, les meubles de bois laqué, tous les objets précieux de la demeure. Elle renvoya la moitié des serviteurs, réduisant leur train de vie au strict minimum.

Chaque soir, son mari impénitent lui jurait que c'était sa dernière virée, qu'il allait se refaire, que tout serait bientôt fini. Et chaque jour, sans vergogne, il inventait une nouvelle histoire et faisait d'autres promesses d'ivrogne. Une femme de samouraï doit obéissance à son mari et la noble Osada ne voulait pas faire appel à sa famille pour ne pas souffrir une honte plus grande encore.

L'incorrigible Ayato eut un jour l'audace de s'abaisser à supplier sa femme d'emprunter à son père la coquette somme de cent ryo d'or. Il affirmait que cet argent mettrait un terme à ses problèmes, solderait ses dettes et qu'il pourrait alors prendre un nouveau départ.

- Très bien, répondit-elle, j'accepte mais à la condition que tu me promettes sur les mânes de tes ancêtres que tu reprendras une vie honorable.
Il prononça le serment sacré.

Quand Osada rentra de sa visite chez ses parents à Edo, la capitale shogunale, son mari l'attendait fébrilement, doki-doki le c½ur battant. Avait-elle réussi à obtenir pareille somme ?
En échangeant les prosternations d'usage, elle déposa devant elle sur le tatami un étui de bocart.

- Mon cher époux, quand je me suis trouvé devant mon père, l'un des nobles chefs du clan Tokugawa, je ne me suis pas senti le courage de lui réclamer cent ryo d'or sans donner d'explication. Il m'aurait fallu mentir pour ne pas dévoiler notre honteuse infortune et, sachant que ta conduite est notoire, il n'aurait pas été dupe. Mais ne pouvant me résoudre à te laisser dans l'embarras, une idée m'a traversé l'esprit. Comme mon père, pour manifester la joie de me revoir sous son toit, m'avait demandé ce qui me ferait plaisir, j'ai émis le souhait qu'il m'offre l'un des trésors de notre famille : le sabre « vol du faucon » que nous détenons depuis cinq générations et qui, entre les mains de mes nobles ancêtres, fit merveille sur les champs de bataille. Sa valeur est inestimable. Bien que connaissant notre situation méprisable, mon auguste père ne m'a posé aucune question. Mais quand il m'a offert ce précieux présent, il m'a fait promettre de ne le laisser toucher que par un homme qui aura réussi à me vaincre au sabre.

- Ma chère épouse, tu peux donc me le confier car je t'ai toujours battue. Ne t'inquiète pas, je ne le vendrai pas, j'irai simplement le mettre en gage et avec cet argent je ferai un bon placement qui rapportera le triple.

- Tu m'as déjà vaincue, certes, mais c'était autrefois et tu étais un autre homme. Tu n'es plus le noble samouraï que j'ai épousé et je ne suis pas certaine que celui qui a passé plus de temps dans les tavernes que dans les salles d'entraînement puisse encore me vaincre !

Furibond, Ayato se leva et courut chercher deux bokken, deux sabres d'entraînement en bois. Il en tendit un à sa femme et la pria de le suivre dans le jardin pour en découdre. Le samouraï enchaîna quelques coups qui furent habilement parés. Quand sa femme reprit l'offensive, il fut mis en difficulté et ne trouva son salut qu'en opérant une retraite stratégique dans un bosquet de bambous. Vexé d'avoir dû reculer, il jaillit du fourré comme un forcené, fauchant l'air devant lui de toutes ses forces dans l'espoir de désarmer son adversaire. Mais son bokken ne rencontra que le vide car ses amples mouvements étaient facilement prévisibles. Il décida de changer de tactique. Il se rapprocha de sa femme, lentement, intensément concentré, et tenta de feindre quelques attaques pour changer de direction au dernier moment, visant alors une autre partie du corps.

Mais la belle Osada ne se laissa pas berner, elle esquiva tous ses coups tordus. Excédé de ne pouvoir trouver une faille dans la garde de sa redoutable épouse, il attendit qu'elle prît l'offensive, espérant qu'ainsi elle se découvrirait. Là encore, ce fut un échec et il para les coups de justesse sans pouvoir contre-attaquer.

Alors que les adversaires avaient mis entre eux une distance convenable pour reprendre leur souffle, la femme fut secouée d'un grand rire avant de déclarer :

- Décidément, mon cher époux, tu n'as pas progressé dans la voie du sabre. Tu es trop préoccupé de tactique et tu ne t'appuies que sur tes techniques. Tu n'as pas l'esprit libre, fluide, vide de toute intention. Je dois t'avouer que ces dernières années, profitant de tes absences, je n'ai pas cessé de polir mes kata, de jouter avec les meilleurs experts de la province. J'ai surtout cherché sans relâche l'impassibilité de l'esprit. Et figure-toi que j'ai profité de mon séjour à Edo pour prendre quelques leçons avec Yagyu Munemori, le maître des maîtres !

Ces paroles eurent pour effet d'exaspérer Ayato. Il décida d'utiliser son joker, de jouer son va-tout. Il allait recourir à la botte secrète de sa famille qui avait la réputation d'être imparable. La technique suprême de la dernière extrémité, celle que le maître d'une école ne transmet qu'à son successeur et celle qu'un ennemi ne peut reproduire, car quand, en principe, il la voit, elle lui est fatale.

Le samouraï attendit que sa femme s'élançât avec une attaque latérale, esquiva le coup en se jetant à terre pour rouler dans ses jambes et la faire chuter. Elle réussit à l'éviter en partie, trébuchant quelque peu et, rétablissant son équilibre, se retourna promptement. N'ayant plus assez d'entraînement, il se releva trop tard. Déjà, elle lui portait un coup qu'il dut parer un genou à terre en ne tenant son sabre que d'une seule main. Elle enchaîna aussitôt avec un magistrale moulinet, crocheta son sabre à la garde et le désarma.

Mortifié d'avoir été vaincu par sa femme, Ayato, sans un mot, se releva. Il quitta sa demeure et se dirigea vers l'auberge la plus proche où il noya sa honte à grandes rasades de saké. L'aubergiste le fit déposer chez lui le lendemain matin ivre mort. Le samouraï déshonoré resta enfermé dans sa chambre où il cuva son vin et médita sa déchéance pendant trois jours.

Quand il ouvrit le shoji à l'aube, il avait revêtu une modeste tenue de voyage et avait fait son baluchon. Il annonça à sa femme qu'il partait en quête de son honneur perdu et lui confia la garde de leur demeure. Le samouraï franchit le portail à pied et disparut dans les rues ensommeillées du petit jour.

Le belle Osada ne revit pas son mari pendant trois ans et ne reçut de lui que quelques lettres laconiques lui assurant qu'il se portait bien et continuait sa tâche. Pendant tout ce temps, elle géra le domaine au mieux, remboursa les dettes et retrouva une certaine aisance. Elle put même racheter certains des biens dont elle avait dû se séparer.

Un jour, Ayato fut de retour. Sa femme l'accueillit chaleureusement et lui offrit le saké des retrouvailles. Il se montra détendu et enjoué mais resta évasif sur son voyage. Il se contenta de dire qu'il avait été fructueux, qu'il avait fait quelques progrès dans l'art du sabre. Enfin, il proposa qu'elle le testât avec un nouveau duel.

S'étant munis de bokken, ils se rendirent dans le jardin. Ils se mirent en garde, se toisèrent du regard, firent quelques pas d'une lenteur extrême, pareil à deux félins qui se jaugent. Leurs corps étaient comme suspendus dans un autre espace-temps, remplis d'une énergie intense prête à jaillir, fulgurante. Soudain, la femme abaissa son sabre en bois, sourit et déclara :

- C'est un homme nouveau que j'ai en face de moi. Inutile de combattre, je sens bien que tu m'as surpassée. Tu as obtenu le droit de posséder le « vol du faucon » de mes aïeux.

Et le samouraï raconta à sa femme quel chemin il avait parcouru depuis tout ce temps. Il avait erré à la recherche d'un maître, fréquenté quelques écoles réputées sans obtenir grand résultat. Il fut bientôt convaincu que seul l'instructeur du shogun était celui dont il avait besoin. Mais, n'ayant ni les moyens d'entrer dans son école, ni le désir de révéler qu'il avait été vaincu par sa propre femme, il réussit à se faire engager comme simple serviteur dans le palais de Yagyu Munemori. Là, dès qu'il le pouvait, il observait l'entraînement des disciples du maître. Le soir, dans les jardins, il s'appliquait à reproduire les techniques qu'il avait aperçues et à suivre les conseils entendus. Il s'entraîna sans relâche, nuit après nuit.

Au bout d'un an, il fut surpris par Yagyu Munemori en train de pratiquer au clair de lune. Le maître le somma de lui expliquer pourquoi, étant manifestement un samouraï, il s'était fait passer pour un serviteur. Etait-il venu espionner son école, lui dérober ses techniques secrètes ? Ayato avait dû se résoudre à lui révéler son identité et la véritable raison de son comportement. A sa grande surprise, l'instructeur du shogun le félicita et lui assura qu'il n'avait jamais eu d'élève aussi doué que lui. Il lui ouvrit alors officiellement la porte de son dojo. Au bout d'un an, le maître en fit son assistant. Puis, dernièrement, bien qu'il ne fût pas de son clan, il lui avait donné la permission exceptionnelle de transmettre le style Yagyu.

C'est ainsi qu'Ayato rentra chez lui la tête haute et créa Sendai , une école de sabre des plus réputées qui prospérera d'ailleurs jusqu'à nos jours. Et si ce samouraï prit place dans la légende dorée des maîtres du Budo, ce fut en grande partie grâce à la leçon d'arts martiaux que lui donna sa femme, l'incomparable Osada.


---------------------------------------------------------

LEXIQUE :

Budo : Voie ou Art Martial

Dojo : Lieu consacré à la pratique des arts martiaux ou de la méditation bouddhiste zen.

Katana : Sabre de plus de 60 cm.

Monde flottant ( ou Ukiyo ) : Désigne, dans le Japon du 17ème siècle, le monde en marge de la société : monde des divertissements , du théâtre de kabuki et des maisons de thé, des acteurs et des courtisanes.

Obi : Ceinture servant à fermer les vêtements traditionnels japonais ou les vêtements d'entraînement pour les arts martiaux.

Ryo : Unité de poids pour les métaux précieux qui devint à l'époque d'Edo la monnaie d'or standard. Il fut remplacé par le Yen en 1871.

Shogun : Général qui détient le pouvoir réel, grâce à l'appui de la caste des samouraïs, officiellement au nom de l'empereur.

Shoji : Porte coulissante constituée de papier washi translucide monté sur une trame en bois.

Tokugawa Ieyasu : Premier shogun de la dynastie qui porte son nom ( et qui régna sur le Japon de 1603 à 1868 ).

---------------------------------------------------------

Une fois n'est pas coutume, Shinjimae ne vous posera pas de questions sur cet article. Il vous laisse à votre méditation...
# Posté le lundi 16 février 2009 15:24
Modifié le mardi 17 février 2009 06:21

UN PEU DE CULTURE...

UN PEU DE CULTURE...
L'actualité nippone en ce début 2009, c'est chaud bouillant ! XD

Avis à la population skyblogueuse !

Comme prévu, votre Shinjimae préféré est un peu beaucoup occupé en ce moment.

Etant responsable et membre actif de plusieurs clubs et sociétés secrètes au rayonnement international ( allant du « Cercle des Poètes disparus » au « Club des Fans de Vanessa Hudgens à Poil » lol ), il n'a pas une minute à lui pour écrire un article décent et pour répondre à vos milliers de commentaires...

Qu'à cela ne tienne, Shinjimae ne vous oublie pas ! Voici la liste de quelques évènements culturels qui pourraient peut-être vous intéresser. Bonne lecture et matane ! ^^


---------------------------------------------------

CINEMA : The 20th Century Boys ( sortie française : le 14 janvier 2009 )

Histoire : Bella, 17 ans, vit dans le trou du cul du monde avec son père Charlie qui est un vrai boulet.

Un jour, elle tombe follement amoureuse d'un type prénommé Edward, sorti tout droit d'un mauvais film d'Harry Potter ( pléonasme ? XD ).

Malgré son sourire à la con et la pâleur de son visage ( qui lui donne un petit air de constipé pendant tout le film XD ), Edward se la pète grave parce qu'il sait tout faire. Brillant étudiant, il danse, joue du piano, peut réparer un robinet qui fuit ou pratiquer une trachéotomie avec un couteau de cuisine ( mais bon , quand on a un siècle d'existence et qu'on ne dort pas la nuit , on n'a aucun mérite XD ).

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si Edward ne cachait pas un terrible secret : c'est un bouffeur d'ours et de pumas qui grimpe aux arbres comme un petit singe et qui brille au soleil ( oui, il a la ouistiti attitude ! XD ).

Le jour, il traite Bella comme de la merde et cette cruche n'y voit que du feu ( « Me touche pas Bella, tu vas me salir ! » XD ). Mais la nuit , il se transforme en pervers voyeur, rôdant dans sa chambre pour la mater à l'insu de son plein gré ( et après on osera dire qu'il ne veut pas la pécho ! XD )

Heureusement, il a une s½ur, Alice, qui est vraiment trop bonne et qui vient sauver un peu ce casting de merde qui fait de ce film un sous Dawson pour prépubères en rut, enrobé de guimauves et de bons sentiments, avec des dialogues dignes de Shakespeare comme en témoigne cette réplique culte de Tyler :
« Oh ! Regarde Bella ! Un ver de terre ! » '___' lol

On passera sur les seconds rôles inutiles comme Jasper qui est aussi épanoui qu'un type avec un balai dans le cul ou Jacob, petit amérindien de service qui n'est là que pour réparer des fourgonnettes et promouvoir les shampoings L'Oréal ( parce qu'il le vaut bien XD ).

Extrait :

Bella : Bonjour Edward *____*

Edward : Bonjour Bella '___' ( = gueule de con , je vous le rappelle XD )

Bella : Tu sens bon, tu sais... *____* ( = fille amoureuse un peu conne , je vous le rappelle aussi XD )

Edward : Toi tu sens le chien mais j'ai quand même envie de te pécho '___'

Bella : C'est quand tu veux mon gros roudoudou à la crème ! *____*

Edward : Non, il ne faut pas ! Je suis un monstre....malgré le fait que je sois le plus beau, le plus intelligent et le plus fort '___' ( = sourire à la con )

Bella : Toi un monstre ? Je ne puis le croire ! Tu provoques en moi des émotions tellement....liquides. Tu n'as qu'à tâter ma petite culotte pour voir *___*

Edward : Liquide ?....Tu as soif, c'est ça ? '___' ( = mec qui n'a rien compris XD )

Bella : Non , je veux que tu me mordes le cul ! *____*

Edward : Euh...tu veux dire le cou, non ? '___'

Bella : Non non le cul ! *___* ( = prépubère en manque XD )

........

Oh lalalalala ! Je me suis trompé de film ! Je devais vous parler de The 20th Century Boys et pas de Twilight ! Désolé ! Je la refais XD

Rectificatif : Alors pour résumer vite fait, c'est le premier volet d'une trilogie qui se veut l'adaptation du célèbre manga de Naoki Urasawa. Histoire : Kenji dirige un combini tout en jouant la baby-sitter pour sa nièce Kanna. La mort d'un ami d'enfance va réunir la bande de copains qui, lorsqu'ils avaient dix ans, construisaient le monde avec des yeux d'enfants. Ami, le gourou d'une secte, va croiser le chemin de nos amis sans raison apparente...mais pourtant il semble être en étroite relation avec leur passé.

LITTERATURE : « Love & Pop » de Ryu Murakami
( publié le 22 janvier 2009 )

Ce roman traite d'une forme de prostitution propre au Japon : par l'intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s'acheter des produits de marque. Le récit retrace la journée d'une jeune fille qui, désirant absolument s'offrir la topaze aperçue dans la vitrine d'un bijoutier, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne se passent pas comme elle l'avait prévu...

CONVENTION : Paris Manga ( 7 et 8 février 2009 )

Pour sa 7ème édition, PARIS MANGA vous accueillera à l'Espace Champerret avec de nombreux exposants et animations ( karaoke , cosplay , concerts, projections, etc...). Invités annoncés : Ryu Fujimura ( leader du groupe AciD FLavoR ) et Lamia Cross.


CONCERT : Kanon Wakeshima à la fnac des Champs-Elysées
( 11 février 2009 )

Kanon Wakeshima, violoncelliste et interprète des génériques de la série Vampire Knight, donnera un showcase et une séance de dédicaces le 11 février à la FNAC des Champs-Elysées, à Paris, à l'occasion de la sortie de son premier album, Shinshoku Dolce.

DVD : Tokyo Girl Cop ( 11 février 2009 )

Le 11 février prochain sortira « Tokyo Girl Cop », un film d'action situé en plein Shibuya avec une héroïne armée d'un....yoyo en métal ! Après la bouse « Battle Royale 2 », on ne sait plus trop quoi penser des films de Kenta Fukasaku...Apparemment, Tokyo Girl Cop devrait se situer dans la même lignée. Pour ceux qui ne préfèrent pas tenter le coup, achetez plutôt un autre long-métrage du réalisateur : « X-Cross » , un slasher-comico-horrifique sorti en DVD en janvier et qui vaut vraiment le coup d'½il par son originalité !


EXPOSITION : Exposition « I LOVE JAPAN » à Metz ( 14 février 2009 )

Une exposition culturelle, ayant pour thème « Japon : entre tradition et modernité » aura lieu le samedi 14 février 2009. Elle se déroulera à partir de 13h30 au sein du cloître des Recollets à Metz ( 1 rue des Recollets ). Entrée libre.

JEUX VIDEO : Sortie de Street Fighter IV ( 20 février 2009 )


CONVENTION : Chibi Japan Expo Sud ( du 20 au 22 février 2009 )

Pour sa première édition , la Chibi Japan Expo Sud s'invite à Marseille, au Parc Chanot. Projections en avant-première, conférences, jeux vidéo, stands de fanzines, boutiques et activités diverses sont au programme. Invités annoncés : Ryu Fujimura ( il est partout celui là XD ) et Yugi Shiozaki, célèbre dessinateur d'Ikki Tousen.

DVD : Sakuran ( 25 février 2009 )

Yoshiwara, quartier des plaisirs et du divertissement de la capitale Edo, l'ancienne Tokyo. Réservé à l'élite de la société japonaise, ce quartier clos est la demeure des plus grandes courtisanes de l'époque : les Oïran. Elles font et défont les tendances et la mode de l'époque, et sont aussi enviées que détestées... Parmi elles, une femme, Kiyoha, va devenir une légende sous le nom de Higurashi...Un film de Mika Ninagawa, avec Anna Tsuchiya.

CONVENTION : Made in Asia ( les 14 et 15 mars 2009 )

Amis belges, réjouissez vous ! La convention « Made in Asia » aura lieu du 14 au 15 mars au Parc des expositions de Bruxelles de 10 h à 18 h. Pour en savoir plus, cliquez : ici.

---------------------------------------------------

PUB :


---------------------------------------------------

QUESTIONS :


1 ) Quel évènement culturel a le plus retenu votre attention ?

2 ) Avez-vous une critique à faire sur les films évoqués dans cet article ?

3 ) Faites-vous partie des fans de Twilight ? ( livres ou film )

Si oui, qui a le plus de charme selon vous : Shinjimae ou le bouffeur d'ours ? XD
# Posté le dimanche 01 février 2009 10:06
Modifié le lundi 02 février 2009 14:41