( Merci cahiers Clairefontaine de rendre les gens moins cons XD ).
Soudain, il se dit : « Purée ! Z'y vas ! Sur la vie de ma reum, Shinji, tu deviens trop sentimental ! Ressaisis toi, gros ! ». Et il eut l'idée de laisser la poésie de côté afin d'écrire un petit article ... sanglant ! XD
Voici donc tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les menstruations féminines au Pays du Soleil Levant.
1 ) UN PEU D'HISTOIRE
Il existe, dans la littérature japonaise du 8ème siècle, un poème d'amour consacré au sang des menstrues. Il semblerait, d'après ce texte, que les hommes des temps anciens n'éprouvaient aucun dégoût par rapport aux ragnagnas. Au contraire, le sang féminin n'avaient rien d'impur : c'était un signe de maturité et les jeunes filles réglées étaient considérées comme qualifiées pour exercer la fonction d'oracle.
Il existe même au Japon un proverbe qui dit : «Quand la femme a ses règles, elle est purifiée, et devient femme d'un dieu » ( c'est beau, non ? XD)
Malheureusement, l'influence du confucianisme, puis du bouddhisme, a totalement changé la donne puisqu'un nouveau concept est apparu en force : celui de kegare ( la souillure ) qui, à l'origine, désignait le contact avec la mort....et le sang ! ( c'est balot ! XD ).
A partir du 13ème siècle, les femmes furent écartées du pouvoir religieux et politique au profit des hommes qui les dévalorisèrent : puisqu'elles saignaient de la « teucha », elles étaient forcément impures donc plus bonnes à rien ! ( ils sont trop forts les mecs pour inventer des excuses bidons XD ).
Au 14ème siècle, « le sutra bouddhiste du bol de sang » enfonce le clou. Ce texte annonce en effet, que les femmes, après la mort, sont condamnées à expier la faute suprême ( avoir ses règles ) en buvant leur jus fétide jusqu'à l'asphyxie... ( tout un programme quoi XD ).
Depuis cette période, les femmes japonaises sont « maudites » : on leur interdit l'accès aux sites sacrés ( il faut attendre 1968 pour que les femmes soient autorisées à faire l'ascension du Mont Fuji ! ) et la participation à certaines fêtes et rituels.
Sachez que, jusqu'en 1910, un prêtre ne pouvait pas prendre de repas chez lui si l'une des femmes de la maison avait ses règles...
La peur de la souillure était telle que les Japonais s'abstenaient généralement de toucher leurs femmes pendant la période de menstrues, comme en témoigne ce superbe proverbe nippon : « La tortue rentre dans sa carapace devant la lune de sa femme ! » XD
Les choses ont changé de nos jours...Même s'il arrive que certaines prostituées prennent encore aujourd'hui un congé de sept jours quand les anglais débarquent...à moins qu'elles ne travaillent pour des bordels un peu spéciaux qui offrent les sawari ( eaux de lune ) en option ! XD
Sachez enfin que, dans certaines boutiques fétichistes de Tokyo, vous pouvez vous procurer une serviette ou un tampon hygiénique porté pendant les règles ( pour 3000 yens, soit une vingtaine d'euros ) ou carrément une culotte bien souillée ( pour 10 000 yens,soit 70 euros environ ). Avis aux amateurs ! XD
A noter que, chez les Aïnous du Japon, les règles apportent chance, succès à la chasse et prospérité. Le sang féminin est même réputé comme étant un remède anti-douleur. Ainsi, tout Aïnou qui verra une goutte de sang menstruel par terre s'en enduira la poitrine...XD
2 ) UN PEU DE VOCABULAIRE
Hatsushio : terme désignant les premières règles.
Imi : terme désignant les périodes d'abstinence au cours desquelles on n'a pas le droit de jouer à touche-pipi avec sa meuf XD
Kegare : impureté, souillure dûe au contact du sang mais aussi de la mort, des excréments, de la maladie, de la viande animale, etc...
Sawari : littéralement « eau de lune », terme désignant les menstruations.
Seikyu : terme désignant un congé menstruation.
Uma : terme désignant la serviette ou le tampon hygiénique. Dans les temps anciens, ces protections étaient généralement en papier.
êtes-vous plutôt serviette ou tampon ?
2 ) Accepteriez-vous de revendre vos petites culottes souillées pour vous faire un peu d'argent de poche ? XD
